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 (7) Whatever words I say, I will always...

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MessageSujet: (7) Whatever words I say, I will always... Jeu 12 Mar - 16:32

Whatever words I say I will always l*** you...
Owen & Lena

Ce soir c'est soirée entre célibataires. La dure épreuve de la Saint Valentin passée, Lena s'apprête à se payer une bonne soirée de détente entre filles. Chris n'est pas là ce soir, il est de garde à la caserne. L'école d'arts est fermée pour une semaine, elle a donc tout le loisir de profiter de sa fille au maximum et ça lui fait un bien fou, mais ce soir, la petite étant chez Sasha, Lena a tout le champ libre : sortie entre filles, déconnage et rigolade seront au programme et l'anglaise trépigne d'impatience. Elle n'était pas une fêtarde, loin de là, mais elle appréciait quand même l'idée de pouvoir relâcher la pression de temps en temps, ne plus avoir à être la mère responsable le temps d'une soirée, mais juste être une femme. Ce soir-là donc, après avoir déposé sa fille chez sa tante, Lena rentre chez elle, dans son chez elle à elle dans lequel elle avait emménagé quelques semaines plus tôt et, après avoir mis un peu de musique à fond dans la maison, se dirige dans sa salle de bain, afin de s'offrir un bon bain, un de ceux qu'elle ne pouvait pleinement savourer que quand Lilly n'était pas là, non pas que la petite fille y voyait un quelconque inconvénient. C'est juste que se prélasser dans une baignoire, alors que sa fille est à côté, seule et sans surveillance, avait tendance à mettre la maman un peu mal à l'aise.

Alors que l'eau chaude recouvre son corps, elle croit entendre un bruit à l'extérieur de la salle de bain. Intriguée, elle tend l'oreille, mais rien. Ce n'était sans doute rien d'important. Elle se laisse donc aller et se détend dans ce bain fumant et coloré de sels de bain en tous genres. 45 minutes plus tard, elle ressort, toute fripée mais sacrément détendue, enroule une serviette autour de sa poitrine et regagne sa chambre afin de choisir sa tenue pour la soirée. Alors qu'elle pousse la porte de la pièce encore en cours d'aménagement, une boîte rectangulaire violette, autour de laquelle est noué un ruban de satin gris, joliment posée sur son lit, attire son attention. Elle s'en approche, curieuse mais surtout décontenancée, se demandant comment cet objet avait pu se frayer un chemin jusque sur son lit, tend la main et hésite un peu. Elle jette un rapide coup d'œil autour d'elle, espérant trouver quelque chose ou quelqu'un qui lui indiquerait ce qui peut bien se trouver à l'intérieur. Ne trouvant rien, elle se lance, défait le joli nœud et soulève le couvercle. Son regard est tout de suite attiré par une paire de boucle d'oreille en forme de plumes argentées, discrètes mais de toute beauté, posées avec soin sur ce qui semble être un amas de tissu. Elle lève donc les boucles qu'elle regarde rapidement, toujours aussi perplexe, avant de les poser sur le lit et de s'attaquer au tissu. Elle l'ôte délicatement de la boite et remarque rapidement que c'est une robe, une magnifique robe blanche, au corsage orné de strass et de motifs argentés. Elle est d'une douceur inouïe et d'une beauté à couper le souffle. C'était exactement le genre de robe qu'elle portait souvent quand elle était à Londres. Alors qu'elle l'examine sous toutes les coutures, une enveloppe s'échappe des drapés et tombe doucement au sol. Elle pose le vêtement sur le lit et s'empresse d'attraper l'enveloppe. "Lena" y est inscrit d'une écriture qu'elle croit reconnaitre et son coeur s'accélère. Il n'y avait pas beaucoup de personnes qui l'appelaient Lena ici, à Savannah. Cela ne pouvait venir que de Chris ou d'Owen. Alors qu'elle décolle délicatement le rebord de l'enveloppe, elle se demande de qui elle souhaiterait que ce cadeau provienne et alors qu'elle tire la petite carte qui s'y cache, la réponse se figure à son esprit, à mesure qu'elle lit les quelques mots qui y sont inscrits

« Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fous l’un de l’autre...».

Un large sourire éclaire le visage de la belle, qui réalise sans peine qui se cache derrière toute cette mise en scène. Agréablement surprise, elle lâche même un petit rire, encore un brin incrédule. Ca n'avait pas de sens. Que devait-elle faire de tout cela ? Sans vraiment y réfléchir davantage, elle enfile ses sous-vêtements et passe la robe qui, sans grande surprise, lui va parfaitement bien. Il la connaissait par coeur, ou du moins, il connaissait son corps par coeur...il avait passé des années à s'en occupé après tout. Elle l'entend encore lui murmurer "chaque centimètre de ta peau m'appartient...". Là, debout devant son miroir, stupéfaite de voir à quel point cette robe lui allait bien, elle réalise à quel point il avait encore raison.

Tout cela était bien beau, mais que devait-elle en faire ? Alors qu'elle accroche les boucles à ses oreilles, elle reçoit un message de Beth, une des amies avec qui elle devait en théorie sortir ce soir : « prépares-toi, j'arrive dans trente minutes » ! Bon, c'était certainement un cadeau de la part de son ex, voilà tout. Étrangement un peu déçue, elle enfile un peignoir par-dessus sa robe, désireuse de ne pas la tâcher, et passe à la phase maquillage. Joues délicatement poudrées, yeux émeraudes joliment mis en valeur et lèvres rosées, son maquillage est parfait. Alors qu’elle se demande où elle pouvait bien se rendre dans une tenue pareille, elle attache ses cheveux en un chignon sophistiqué, en prenant tout de même soin de laisser quelques mèches tomber ici et là, avant de vaporiser quelques gouttes de parfum dans le creux de son cou. A l’instant où elle attache les lanières de ses sandales à talon argentés, son téléphone vibre de nouveau : « je suis là » ! Elle s’empresse d’attraper quelques effets personnels qu’elle glisse dans une pochette arrondie, avant de saisir un châle beige qu’elle garde sur le bras, pensant s’enrouler dedans une fois installée dans la voiture, alors qu’elle ferme la porte de chez elle. Elle se tourne, s’attendant à voir la voiture blanche de Beth garée quelque part, mais rien. Au lieu de cela, un homme se tient debout dans la pénombre. Elle fronce les sourcils, un peu prise de court, tandis que l’inconnu s’approche d’elle, se défaisant de la cachette que lui faisait alors cette nuit étoilée. Quand elle le reconnait, son cœur manque un battement. Toujours cramponnée à sa poignée, elle reste là, à le dévisager, alors que le rouge lui monte doucement aux joues et que son rythme cardiaque s’accélère.

- Tu n’es pas Beth... Dit-elle avec une douceur surprenante, alors qu’un sourire un peu amusé apparait sur son visage. Elle remarque rapidement qu’elle n’est pas la seule ce soir, à être sur son trente et un et ne peux s’empêcher de se dire qu’il est incroyablement beau dans cette tenue, ce qui ne fait qu’entretenir ce petit sourire idiot qui lui colle aux lèvres depuis qu’elle l’a aperçu. Elle n’y comprend pas grand-chose, mais pour la première fois depuis longtemps, cette surprise n’est pas pour lui déplaire.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: (7) Whatever words I say, I will always... Mar 17 Mar - 7:57

Ne pas avoir Lily avec moi me rend toujours fébrile. J'ai grandi en sachant que mon cerveau serait mon moyen de gagner, et cette théorie m'a toujours desservie. J'écoutes toujours beaucoup mon instinct, mais je suis arrogant et tête brûlée, aussi réfléchir et monter des plans permet de contrer mes impulsions, pour n'en garder que l'énergie constructive. Aussi en vu des derniers évènements, bien que mes sens me disent que Lena n'était plus autant en colère contre moi qu'elle l'avait été en découvrant mon infidélité, je restes bien conscient que la blessure est toujours là et qu'elle ne se refermera jamais tout à fait. Plus que son amour j'ai trahi sa confiance, je lui ai arraché ses convictions en nous, et cela sera le plus difficile à regagner. Mais elle m'aime encore. En cela je ne doutes pas. Dans ces regards en coin quand elle croit que je ne la vois pas, dans ces sourires tendres quand Lily s'accroches à moi pour un dernier bisous. Dans l'effleurement de sa main alors qu'elle se grandit pour me faire la bise, dans ses visites qui s'éternisent de plus en plus souvent. Elle n'en est certainement pas consciente, mais elle se détend petit à petit, redevenant la jeune femme que j'ai connue il me semble hier, dans un café. Cette jeune lionne qui se battait déjà pour sa famille, prête à envoyer paître un client trop insistant. Et refusant les propositions d'un agent de mannequinat avec tout son aplomb.

Mais j'ai réussis à la convaincre, à l'amener à emprunter ce chemin fait pour elle. Je réussirais encore une fois. C'est ce qu'elle veut. J'ai appris la patience d'elle, les compromis, l'attention. Je prendrais soin d'elle, je lui offrirais tout ce qui fera son bonheur. Un autre enfant juste pour voir son corps s'arrondir de nouveau, ses joues rosirent de plaisir alors que j'embrasse son ventre, pour voir la joie sur le visage de Lily en apprenant que l'on va agrandir la famille. Mais avant ça je lui donnerais cette maison, sa maison. Qu'elle y apporte sa lumière, son énergie, qu'elle y invite sa famille. Je l'emmènerais en week end, l'enlèverais à son travail pour une escapade en amoureux. Cette femme est mon absolue, je l'ai laissé partir une fois, je l'ai chassé par peur, mais à présent j'ai la force qu'il faut pour la reconquérir.

Petit à petit, et beaucoup par l'intermédiaire de ma princesse, j'ai retenu les noms des amies de Lena ici. Les copines et collègues qu'elle voit, ces personnes à qui elle se confie, ses complices, et plus importants que tout, d'autres femmes qui veulent son bonheur. Celles-ci savent certainement que je suis son ex-mari, mais avec un peu de chance elles ne savent pas tout, alors peut être puis-je compter sur leur indulgence et les amener à m'aider...C'est ainsi qu'avec l'aide d'une petite fille très déterminée j'ai monté mon plan. Rien d'extrême, juste un rituel, une habitude que l'on avait à nos débuts, ou notre complicité était telle que l'on choisissait pour l'autre, que l'on se complétait dans une élégance sensuelle qui faisait notre marque. Aujourd'hui je veux lui rappeler quelle magnifique elle est, que je n'oublie pas qu'avant d'être la mère exceptionnelle qu'elle est, elle est avant tout une femme. Je veux lui rappeler la sensation grisante d'une tenue qui vous fait rentrer tout droit dans un conte de fée. Lui redonner ce pouvoir qu'on les femmes de tout bouleverser par leur propre lumière.

Il est bien plus difficile de faire du shopping à Savannah qu'à Londres, aussi je dûs pousser ma route à de plus grandes villes pour trouver ce que je voulais. Connaissant toutes les enseignes pouvant m'intéresser, je les parcourais rapidement, retrouvant mes habitudes et le plaisir amusant de choisir une robe de soirée pour la femme que j'aime. J'effleurais tous les tissus, caressais du regard les coupes et couleur, imaginant comment cela tomberait sur Lena, laquelle lui plairait le plus. Mon choix se porte sur une robe blanche, corsetée et parsemée de strass, aussi délicate que gracile, simple et en même temps sublime. Je penses qu'elle remportera l'approbation de ma muse. La vendeuse tout en pépiant gaiement me réalise un emballage digne des films, et je souris en imaginant déjà la surprise de Lena, et j'espère son ravissement.

Avec la complicité de Beth, qui je l'espère tiendra sa langue et se tiendra à notre plan, tout se met en place. L'amie de Lena lui envoie des textos suite aux miens pour l'avertir de sa soi-disante venue, et je me faufiles avec discrétion dans la chambre de Lena. Quand nous habitions ensembles sa confiance à toute épreuve dans le genre humain me sidérait. Comment pouvait-elle laisser notre porte ouverte ainsi ? En plein Londres ce n'est définitivement pas quelque chose qui se fait. Sans être parano, je ne laisses jamais ma porte non verrouillée, même si je suis à l'intérieur. Cela dit, aujourd'hui cela me sert, alors je me garderais bien de lui faire remarquer son imprudence. Avec un timing parfait je profites qu'elle soit enfermée dans la salle de bain pour déposer le paquet contenant la robe ainsi que des boucles assorties sur son lit. Résistant à l'envie de découvrir son nouveau chez elle, je disparais aussi tôt. Tout en regagnant ma voiture garée plus loin, je vérifie que j'ai tout ce qu'il faut. J'arranges de nouveau mon noeud papillon, m'assure que mes boutons de manchette sont bien mis. Je dois être parfait, irréprochable.

Je tiens à peine en place alors que j'attends, confirmant notre venue au restaurant, et mettant en place les derniers détails avec eux, que tout nous attende à notre venue. J'ai choisit quelque chose de très calme, intime sans être retiré, un gîte qui a une salle dans une véranda, un jardin d'hiver faisant face à un étang sauvage absolument envoûtant. Quand elle ouvre la porte, je l'attends, adosser à ma voiture. Je vois sa respiration se coincer dans sa poitrine, ses épaules se figer alors qu'elle comprend que ce n'est pas Beth qui l'attend. Je souris, marchant lentement vers elle, savourant ces instants ou tout peut changer, ou rien n'est joué. Je la caresses du regard également, ravi de voir que la robe lui va parfaitement, et qu'elle a visiblement appréciée de s'apprêter pour cette soirée. Quand je suis à portée d'elle, je tends la main pour saisir la sienne que je parsèmes d'un baise main volatile avant de la relâcher. Je ris devant son air confus, et réplique tout en souriant, mutin.

-Je crains que Beth n'ai eu un empêchement.
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MessageSujet: Re: (7) Whatever words I say, I will always... Mar 17 Mar - 13:03

Whatever words I say I will always l*** you...
Owen & Lena

Si le but de la manoeuvre était de la surprendre et de lui faire perdre ses moyens, voilà qui était réussit. Toujours cramponnée à la poignée de la porte, elle n'en croit pas ses yeux. Ce genre de surprises étaient chose commune quand ils étaient encore mariés, à tel point qu'au final, ce n'en était plus vraiment, des surprises. Mais c'était toujours follement plaisant pour elle de voir l'homme qu'elle aimait se plier en quatre pour lui faire plaisir...ce temps semble si lointain, que le voir là, debout devant sa porte dans ce magnifique costume et ce petit air un brin mutin affiché aux lèvres, est une vraie, grande et grosse surprise. Est-elle déçue de ne pas voir Beth ? Absolument pas ! Quelle femme ne rêve pas de ce genre de chose ? Etre courtisée a toujours quelque chose de satisfaisant et de plaisant, c'est une évidence. Sentir ou en tous cas, avoir l'impression d'être importante, d'être la seule et l'unique, au point qu'un homme passe du temps à imaginer les stratagèmes les plus fous pour obtenir une faveur, un sourire, un baiser, une danse...qui n'en rêverait pas. Owen avait beaucoup de défauts et il avait fait de sacrées erreurs, mais s'il y avait bien une chose qu'on l'on ne pouvait pas lui retirer, c'était sa capacité à faire ressentir à sa femme à quel point elle était belle, merveilleuse...spéciale (du moins, quand il ne la trompait pas).

Il s'approche, arborant ce sourire qui la faisait fondre, saisit sa main et y dépose un baiser digne d'un vrai gentleman. Elle lâche un petit rire, toujours un brin incrédule, avant d'agripper nerveusement une de ses petites mèches de cheveux et de l'enrouler légèrement autour de son doigt, avant de réaliser a quel point elle est ridicule et de placer calmement ses mains devant elle. Il faut dire ou faire quelque chose à présent n'est-ce pas ? Oui mais quoi ? Cela faisait bien longtemps qu'elle ne s'était pas autorisé à être naturelle ou spontanée avec Owen. C'était comme si un mur s'était hissé entre elle et lui, mur qu'elle avait sans doute elle même battit, pour ne plus risquer d'être blessée par celui qui était son monde, sa vie, son univers. Là, devant lui, elle sent bien qu'il faudrait retirer quelques briques à ce mur, mais elle ne sait pas vraiment comment s'y prendre. Ravie mais terrorisée, elle répond donc, calmement, mais ce doux sourire aux lèvres

- Oh je vois...je vais donc devoir me contenter de toi, c'est ça ?... Pour la première fois depuis longtemps, elle prononce cette phrase sans une once de méchanceté ou de reproche dans la voix. Au contraire, on pourrait presque y déceler ce ton un peu taquin qu'elle n'avait qu'avec lui. Tandis qu'un frisson parcourt son corps (frisson provoqué par la fraicheur de la soirée ou par l'homme plein d'élégance debout devant elle, libre interprétation), elle saisit les côtés de son châle qu'elle hisse délicatement sur ses épaules, avant de replacer son regard sur lui et de rajouter

- Eh bien soit ! . Par ces trois petits mots, elle accepte cette surprise, sa présence, son costume et cet air follement séduisant qui veut dire beaucoup...elle accepte de démonter un peu ce mur et de regarder de l'autre côté, sans ses appréhensions et ses idées préconçues.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: (7) Whatever words I say, I will always... Dim 22 Mar - 22:31

Aujourd'hui c'est une surprise, un coup montée, une manipulation outrageuse qui je l'espère lui coupera le souffle, mais pour faire apparaître un sourire ravi ensuite. Autrefois c'était une habitude, presque une coutume. Il ne se passait pas une semaine sans que l'on assiste à un événement, gala, soirée privée, évènement mondain, vernissage...chaque évènement demandant évidemment une tenue à la hauteur, originale, à couper le souffle, et aussi belle qu'éphémère vu qu'il était évidemment inconcevable de porter une seconde fois celle-ci. Aussi j'avais pris goût à choisir les tenues de ma belle, assortissant mon costume par des détails à sa robe, accessoires, chaussures. Transformant ma femme en Cendrillon, ma princesse vu que j'étais celui qui la menait à son carrosse. Je lui laissais ainsi une sorte de suspense, et surtout un moment pour elle pour se préparer et se détendre. Car il ne faut pas croire que c'est seulement strass et champagne, la plupart du temps c'est du business. On apparaît car on le doit à l'agence, car cela permet de rendre les mannequins accessibles, de leur décrocher de nouveaux contrats, interviews. C'est plus divertissant et moins guindé que des réunions c'est certain, mais c'est parfois aussi une obligation. Aussi j'avais coutume de gâtée Lena, de la parer d'atours resplendissants et extravagants, ne serait-ce que pour la voir rire, ou s'émerveiller.

Son innocence, et le fait qu'elle reste humble malgré la célébrité qui l'a très vite entourée m'a toujours séduit. Et j'adorais ce sentiment d'impatience alors que j'attendais dans le salon, marchant en rond avant de découvrir si mes choix du jour s'avéraient avisés.

Ce sont des souvenirs chers et je penses que si je veux reconquérir Lena il me faut lui rappeler ce qui nous unissait, ce qui nous rendait forts et indispensables l'un à l'autre. Elle n'oubliera jamais ce que j'ai fais, la faille que j'ai creusé dans notre famille. Mais je crois qu'elle m'aime tout de même, et que peut être, je pourrais la gagner à nouveau, lui prouver que je saurais être digne de confiance, et me consacrer a ma famille plutôt qu'à ma carrière. Et bien que j'aime ma fille plus que tout mot ne saurait le dire, c'est mon rôle de prouver à sa maman qu'elle est aussi une femme, magnifique et si attirante qu'il m'est douloureux de la voir sans pouvoir me perdre dans ses bras.

Finalement c'est moi qui ai le souffle coupé quand elle apparaît. Elle est une apparition. Une fée sortir tout droit d'un des livres de contes de Lilly. Je clignes des yeux, puis me ressaisis, dessinant un sourire canaille sur mes lèvres. Je dois avoir l'air sûr de moi, ne pas lui montrer mes doutes et mon incertitude. Elle est sublime et mon coeur se pince à l'idée qu'elle puisse en choisir un autre. Ce soir elle ne peut qu'accepter, je l'ai surprise, mais rien ne promet qu'elle dira oui à un autre rendez-vous. A moi de tout faire pour que ce soit le cas.

On dirait une débutante alors qu'elle triture une mèche cherchant à s'échapper, qu'elle mordille sa lèvre tout juste maquillée et qu'elle enroule avec pudeur son châle sur ses épaules. Pour moi elle sera toujours cette jeune femme farouche prête à tout pour aider sa famille. Et si elle savait comme j'ai envie de ravager son rouge à lèvres...A la place je me comportes en gentleman, lui offrant mon bras pour la conduire à la voiture.

Je la sens hésitante, mais elle est calme, et je le pense secrètement enchantée. Quelque part en elle, reste l'enfant qui aurait voulu être princesse/fée/magicienne et qui exulte d'être traitée ainsi. Je souris, impatient de voir sa réaction face à la beauté du lieu ou nous allons. Ce n'est pas loin d'ici, juste assez éloigné de la ville pour que la beauté de la nature se révèle avec un petit lac enchanteur, et un restaurant intime, tout en baies vitrées avec vues sur l'eau illuminée de façon enchanteresse par des lumignons placés un peu partout sur les arbres.

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